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L'Afrique dans son ensemble connaîtra le plus fort taux de croissance de population mondiale : sa population totale, estimée à 770 millions en 1999, devrait doubler vers 2035. Néanmoins, l'impact du VIH a fait chuter l'espérance de vie en Afrique subsaharienne de 62 ans dans les années 90-95, à un peu plus de 43 ans. Le virus du SIDA aurait pour conséquences d'y stabiliser la population entre 2005 et 2020. Au Botswana, Lesotho et Swaziland, la population pourrait même baisser. D'après les projections de l'Onu, ce n'est qu'après 2020 que l'espérance de vie de la population africaine devrait retrouver sa moyenne des années 85-90. En 2050, l'espérance de vie en Afrique devrait se situer autour de 65 ans, 12 ans de moins qu'en Asie.
Il n'est nullement impossible de nourrir 9 milliards d'hommes mais, leur niveau de développement s'accroissant, cela nécessitera au minimum un doublement de la production alimentaire mondiale. Les superficies cultivables étant assez peu extensibles à l'échelle mondiale, c'est sur la productivité que reposera cette augmentation : la «seconde révolution verte [5] « devra améliorer le rendement des sols, la robustesse des plantes et des animaux, tout en se montrant plus «durable». Les moyens existent, mais ils remettront nécessairement au premier plan la question des OGM...
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Le «rapport de soutien potentiel» (PSR, potential support ratio) mesure le rapport entre la population en âge de travailler (15-64 ans) et celle âgée de 65 ans et plus. Dans les pays les plus développés, en gardant les taux de fertilité et les taux migratoire actuels, ce rapport devrait atteindre 1:4 au alentour de 2025. Il y aurait donc 4 personnes «en âge de travailler» (contre 12 en 1950 en 9 en 2000) pour une personne de plus de 65 ans. Sans compter que l'on entre également de plus en plus tard en activité, les études s'allongeant partout dans le monde. A ce rythme, sans changements majeurs, il sera clairement impossible de financer les systèmes de retraite par répartition, pas plus que les assurances-santé auxquelles les personnes âgées demandent proportionnellement plus tout en cotisant proportionnellement moins. Les scénarios de réponse à la baisse du PSR combinent tous, à des degrés divers, un ensemble de mesures. D'une part, l'allongement de la durée de la vie signifie non seulement que l'on vit plus vieux, mais que l'on vieillit en meilleure santé. Il paraît alors difficile d'éviter une augmentation significative (quoique peut-être différenciée selon les métiers) de l'âge de la retraite, ainsi que le développement de formes de participation des personnes âgées à l'activité économique. Les initiatives européennes sur le «vieillissement actif» vont dans cette direction, de même que celles qui consistent, au travers de services, technologies, transports et habitats adaptés, à permettre aux personnes âgées de demeurer actives, autonomes et en bonne santé le plus longtemps possibles, pesant ainsi moins lourdement sur les systèmes de retraite et de santé. Il sera cependant difficile d'échapper à une contraction des pensions de retraite, une plus grande sélectivité dans les prestations de santé assurée et une augmentation significative des cotisations sociales.
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