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L’année 2005 a célébré le centenaire de la loi de 1905 relative à la séparation de l’Eglise et de l’Etat. La question socio-politique du phénomène religieux est en pleine évolution. Pourtant, à l’heure où une part sans cesse croissante des individus se déclare « sans religion «, nul n’échappe à l'omniprésence des croyances dans nos sociétés modernes. L’homme du futur aura-t-il perdu la foi ou connaîtra-t-il une recomposition du « croire » et une nouvelle forme de foi ? Trois tendances fortes se conjuguent en matière de recomposition du paysage religieux.
Ce que l'on appelle le «New Age» est la principale manifestation de cette nouvelle forme de religiosité. Cette «galaxie» d'idées et de croyances n'est toutefois pas structurée selon une doctrine ou des principes, mais plutôt sur des «attitudes», voire une «ambiance» (comme dans la «musique new age»). On peut donc trouver, liées au New Age des sectes quasi totalitaires (par exemple celle du défunt Bagwan sri Rajneesh, alias «Osho»), des croyances «sauvages» séparées de toutes doctrines de fond (astrologie, pouvoir des cristaux), des doctrines anciennes et orientales mais récemment importées en occident (yoga, tai-chi, Qigong, Bouddhisme etc.) mais également des considérations philosophiques de haut niveau sur la religion ou la spiritualité (Gregory Bateson, penseur tout a fait rationaliste et scientifique, mais qui finit ses jours dans un temple du New Age, à Esalen, se trouve ainsi très fréquemment lié à ce mouvement).
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