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Depuis la révolution industrielle, en privilégiant une croissance économique continue, nos sociétés n’ont cessé de mettre en œuvre des politiques et des pratiques qui ne sont pas nécessairement viables à long terme et qui portent parfois atteintes à l’environnement. Les fortes avancées technologiques et scientifiques ont permis un enrichissement d’une rapidité sans précédent, alors même que les notions d’épuisement des ressources naturelles et d’impacts irréversibles sur l’environnement se révèlent de plus en plus fondées. Le fait de privilégier pendant des siècles la seule dimension économique du développement a conduit l’humanité à une situation préoccupante en termes d’environnement comme en termes d’inégalités sociales. Mais, aujourd'hui, la dérive inverse du «tout environnement» nous amènerait à reproduire les erreurs du passé en ne privilégiant qu’un des piliers du développement, au risque de voir les générations futures nous reprocher d’avoir pénalisé leur potentiel de croissance, leur capacité à se créer des richesses. La question devient alors celle de savoir comment les richesses sont et peuvent être créées ? En d’autres termes, est-il possible de perpétuer un développement exponentiel des productions ou des consommations sans causer de dommages à l’environnement et sans provoquer des inéquités entre les nations, les territoires, les groupes sociaux ou les générations ? Les interrogations portent ainsi sur les composantes de la richesse, en termes d’usage des différentes formes de capital (capital humain, capital physique et capital naturel) et sur le rôle de la R & D et de l’innovation, et notamment leur capacité à offrir des substituts aux ressources environnementales (OGM, pesticides, etc.). Deux conceptions de la durabilité tendent à s'affronter :
Mais la capacité à «corriger» nos modes de création des richesses suppose, au préalable, une transformation dans le mode d’organisation de la société.
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