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La désaffection des citoyens pour la scène politique se traduit par le redéploiement de leur activité dans la société civile. Cette défiance du pouvoir peut être un aiguillon nécessaire à l'action politique (...) Car si le citoyen se rend moins aux urnes il est davantage présent dans des actions de pétition, de manifestation, de solidarité, autrement dit dans des actions qui manifestent son implication dans la société. Pierre Rosanvallon, La Contre-Démocratie. La politique à l'âge de la défiance, Seuil, 2006. Les outils du Web 2.0 ou de l'Internet 2.0 - i.e. l'Internet de deuxième génération, plus rapide grâce aux hauts débits et plus participatif avec les blogs, les vidéos en ligne et autres nouvelles applications - accélèreront-ils l'évolution de ces possibilités de participation citoyenne dans le débat public, de la création de nouvelles relations entre les décideurs et les acteurs de la société civile, de nouveaux services publics plus innovants et porteurs de valeur ajoutée pour les citoyens et les entreprises ? Autrement dit, les développements encore à venir de ce que certains nomment la révolution Web 2.0 et du software social (réseaux sociaux) marqueront-ils le retour du citoyen comme acteur majeur du débat public et l'apparition d'une nouvelle forme de citoyenneté s'exprimant sur son environnement direct au niveau local, mais aussi sur les principaux sujets de société dans lesquels il sera désormais plus directement impliqué ? Aujourd'hui plusieurs vision peuvent être formulées et mises en tensions :
profanes et experts, dominants et dominés, professionnels et amateurs...).
C'est ce qu'interroge un numéro récent de la revue Hermès (juillet 2007, n°47) intitulé Paroles publiques, communiquer dans la cité. La citoyenneté numérique à l'heure du Web 2.0 pose les défis et les fondements d'une nouvelle forme de démocratie 2.0 plus participative et plus axée sur une relation plus personnalisée, direct et ludique entre les différents acteurs de la sphère publique.
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