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Tout cela était bel et bon, mais concernait avant tout les classes moyennes des pays industrialisés. La situation en Chine, au Moyen Orient ou dans les banlieues parisiennes ne s'en trouvait guère changée. Mais l'impact sur l'opinion publique fut à la fois progressif et profond. On put le constater lorsque, après les terribles attentats qui tuèrent 4 000 personnes lors de la clôture des Jeux Olympiques de Londres en 2012, l’opinion publique rejeta avec force le paquet de mesures sécuritaires que leurs gouvernements tentèrent de mettre en place - particulièrement celles qui visaient à restreindre les déplacements ou à imposer un contrôle strict de l'internet. Et, après l'inévitable choc économique et financier, la situation redevint rapidement normale, sauf pour quelques sociétés innovantes qui surent proposer de nouvelles manières d'organiser des téléconférences ou des espaces de travail virtuels, de téléparticiper à des événements publics, etc.
Le réseau que les Ecogotchistes et d’autres avaient constitué se répandit dans le monde entier jusqu'à rassembler plus de cent millions de personnes et organisations. D’autres applications en furent rapidement trouvées. A la suite d'inondations sans précédent au Bangladesh, qui tuèrent ou forcèrent à l'exil des millions de personnes, et alors que les gouvernements et les institutions internationales peinaient à financer un effort de solidarité significatif, une floraison d’initiatives spontanées, organisées via l'internet, permirent de collecter des fonds, des médicaments, de la nourriture, des systèmes de communication mobiles et d'envoyer sur place des missions de médecins, de techniciens, d'ouvriers de la construction ou encore d’enseignants. Certaines de ces initiatives étaient certes tellement mal organisées qu’elles avaient tendance à aggraver la situation sur le terrain, d’autres encore étaient des escroqueries, mais, l’un dans l’autre, cela s'était passé, la situation sur le terrain s'était améliorée, et les gens se sentaient à juste titre fiers d'eux.
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